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Tome premier.
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lombards, ne sont pas une preuve de cette grandebarbarie. Elles contrastent d’une manière frap-pante avec les récits de Juvénal et de Galien quinous montrent les Romains (hommes et femmes)assistant avec délices à la torture de leurs esclaves,et poussant la férocité jusqu’à les mutiler avecleurs dents (i). Sous les Lombards les écolesde Pavie eurent de la célébrité, et d’illustresétrangers y allèrent faire leurs études ( 2 ). Il estvrai qu’on ne saurait signaler dans cette époqueaucun homme comparable à Boëce , ou à Cassio-dore; mais il faut remarquer encore une foisque, du temps de Théodoric, les Goths domi-naient presque exclusivement en Italie , tandisqu’à l’époque dont nous parlons, cette contréeétait déchirée par les guerres civiles (3) , et dé-vastée par les Grecs, dont la méchanceté, commedit Grégoire-le-Grand , était plus à craindre quel’épée des Lombards . Certes les auxiliaires du

(0 Antichità longobardico-milanesi, tom. I, p. 3 28 etsuiv— Juvenalis satyrœ, lib. II, sat. 6, v. 47 * et seq. —Galeni opéra, clas. 11, f. 5 i et 55 , de dignosc. animi morbis,cap. 3 et 4 -

(2) Tiraboschi, storia délia lett. Hait , tom. III, p. 89. —Muratori, scriptores rer. ital.. tom. III, p. i 85 . — Mvra-tori dissertazioni, tom. II, p, 278 , diss. xlm.

( 3 ) Muraiori, annali d’Italia, tom. V, p. 207, 255 , etc.