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qui avaient gratté le traité de la république deCicéron pour y substituer un commentaire surles psaumes (i), et qui ont osé détruire des ou-vrages d’Archimède , peuvent, à ce qu’on dit,avoir bien mérité de l’ordre social, mais certesils n’ont pas bien mérité des sciences et deslettres.
Les Croisades , qui eurent tant d’influence surl’état social et politique du reste de l’Europe , quiaccélérèrent l’affranchissement des communes etcréèrent le pape généralissime de toutes les trou-pes de la chrétienté, ne produisirent que deseffets peu sensibles en Italie . Là les anciennes in-stitutions municipales avaient résisté, pllil§ qu’ail-leurs, au choc des barbares; et l’Église ; qui suc-cédait volontiers aux droits des anciens seigneurs,y avait de bonne heure réprimé la féodalité.Les Italiens se contentèrent, en général, d’en-voyer quelques légers secours aux croisés, profi-tant de l’occasion pour fréter leurs vaisseaux auxdéfenseurs de la croix (2), et surtout pour aug-