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Tome premier.
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qui avaient gratté le traité de la république deCicéron pour y substituer un commentaire surles psaumes (i), et qui ont osé détruire des ou-vrages d’Archimède , peuvent, à ce qu’on dit,avoir bien mérité de l’ordre social, mais certesils n’ont pas bien mérité des sciences et deslettres.

Les Croisades , qui eurent tant d’influence surl’état social et politique du reste de l’Europe , quiaccélérèrent l’affranchissement des communes etcréèrent le pape généralissime de toutes les trou-pes de la chrétienté, ne produisirent que deseffets peu sensibles en Italie . Là les anciennes in-stitutions municipales avaient résisté, pllil§ qu’ail-leurs, au choc des barbares; et l’Église ; qui suc-cédait volontiers aux droits des anciens seigneurs,y avait de bonne heure réprimé la féodalité.Les Italiens se contentèrent, en général, d’en-voyer quelques légers secours aux croisés, profi-tant de l’occasion pour fréter leurs vaisseaux auxdéfenseurs de la croix (2), et surtout pour aug-

(1) Cicero, de repvblica, præf., p. xxv.

< 2) Robertson, the history ofthe reign of Charles V , Basil.,1793, 4 vol. in-8, vol. I, p. 32 . — Muratori, antiquit. ital.,vol. II , col. 906. — M. de Humboldt remarque mêmeque les Vénitiens ont quelquefois prêché la croisade pour