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NOTE II.
(tage 28 .)
Plusieurs écrivains , parmi lesquels nous citeronsBayer et Yilloison , ont cru , d’après un passage deBoëce , que les anciens avaient connu les chiffres et lesystème de numération des Indiens. Il est probableque les pythagoriciens ont eu des abréviations pourexprimer les nombres composés, comme en eurent,plus tard les Romains ( Grutcri, corpus inscriptionum ,Amstelod., 1707, 2 vol. in-fol., tom. II, pars 2, NotœTironis ac Senecœ , fol. xi). Archimède aussi en avaitimaginé , et on en rencontre souvent dans les inscrip-tions. Mais les plus anciens manuscrits de Boëce ne ren-ferment pas les chiffres indiens, qui n’ont été introduitspar les copistes qu’après que les Arabes eurent apportéen Occident la nouvelle arithmétique ; d’ailleurs Fibo-nacci assure que l’arithmétique des pythagoriciensn’est pas celle qu’il introduisit en Italie , et qu’il attri-bue aux Indiens : « Et algorismum atque Pycthagoræquasi errorem computavi respectu modi Yndorum. »( Targioni viaggi , tom. II, p. 5 g). Quant au système dé-cimal , le point important était la valeur de positiondes chiffres , et il ne paraît pas que les anciens géomè-tres occidentaux l’aient connue; car autrement com-ment concevoir qu’Archimède par exemple, ne s’ensoit jamais servi, et qu’il ait pu écrire l’Arcnaire?