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Tome premier.
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NOTE X.

( PAGE Il6 )

On a assuré récemment ( Journal Asiatique , Mai*836, p. 436) que les Arabes avaient connu lagéométrie de position ; mais c'est une erreur. L’ouvragede Hassan ben Haithem (ou pour mieux dire de Has-san ben Hassan ben Haithem, car l’auteur de l’articleinséré dans le Journal Asiatique n’a pas bien lu le nomde cet écrivain arabe, quoique ce nom se trouvât mêmeimprimé dans le Catalogus codicum manuscript. biblio-thecæ regiœ, Paris. , ïj' 5 g-44> 4 vol. in fol., tom.I,p. 218-219, IdSS. arab. , n° 1104) sur les connuesgéométriques, cité comme exemple des recherchesfaites par les Arabes dans cette branche des mathéma-tiques, ne contient pas un seul mot sur ce que lesgéomètres appellent géométrie de position. En effet,déterminer d’après de certaines conditions, comme lefait Hassan ben Hassan, les propriétés et la positiond’une courbe, c’est chercher un lieu géométrique, etnon pas faire de la géométrie de position, telle qued’Alember! et Carnot l’ont entendue. D’ailleurs, lemot waza (position) n’appartient pas exclusivementà Hassan ben Hassan •, il se trouve employé par d’au-tres géomètres arabes, et n'a aucune signification spé-ciale. Les Grecs aussi s’étaient servis du mot posi-tion en géométrie : l’expression donné en grandeur et