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NOTE XI.
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Les Arabes ont traduit les ouvrages d’Aristote d«Théophraste et de Dioscoride : peut-être aussi ont-ils connu le grand ouvrage de Pline ( Abul-Pharajii ,hist. compend. dynast., p. 6i. — De Sacy , chrestom.arabe , tom. III, p. 483 .— Abd-allatiJ, relation de l’E-gypte , p.496.— Middeldorphii commentatio, etc.,p.68).Mais outre ce qu’ils avaient appris des Grecs sur l’his-toire naturelle, ils nous ont laissé un grand nombred’observations curieuses qui leur sont propres. AinsiAbd-allatif, par exemple, parle de la tumeur qui setrouve sous le ventre du crocodile, et dont Sonnini adepuis constaté l’existence ( Abd-allatif, relation del’Egypte , p. 141), et il assure que l’action du silureélectrique du Nil se transmet même par le contactmédiat (Abd allatif, relation de l’Egypte , p. 167).LAdjaïb almakhloukat de Kazwini (dont Chézy adonné un extrait très détaillé dans le troisième vo-lume de la Chrestomatie arabe de M. de Sacy) con-tient plusieurs faits intéressans : nous en citeronsquelques-uns. D’abord tous les êtres y sont disposésdans un ordre progressif depuis les minéraux jus-qu’aux anges. C’est ce que l’auteur appelle chaîne desêtres (De Sacy , chrestom. arabe, tom. TII, p. 390).