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donna «ne seconde édition plus tard à Vérone (1).Cet ouvrage a acquis beaucoup de célébrité depuisque l’on s’est appliqué à rechercher l’origine decertaines maladies, qu’on suppose généralementêtre venues d’Amérique. Car il s’y trouve un pas-sage , qui semble prouver que des maladies ana-logues, et produisant des effets non moins fu-nestes, étaient assez communes au treizièmesiècle en Europe (2). Au reste, l’on sait que déjàau quatorzième siècle ces maladies avaient éveilléla sollicitude des gouvernemens, et que des mé-
« Millesimo trigentesimo. Inditione XI, Ego M. T. d. f.scrissi questo libro nclla cipta di Firenze —Deo gratias.»
Ce manuscrit est très important par son ancienneté et parla pureté du texte qu’il renferme : à la fin on y a ajouté dif-férons extraits et ordonnances, qui indiquent clairementqu’il a été écrit par un médecin. Peut-être les quatre lettresM. T. d. f. signifient-elles Maestro Taddeo da Fiorcnza. Sicela était, ce manuscrit prouverait contre l’assertion de Bi-scioni, que Taddeo ne mourut pas en 1296 ( Villani, Filippovite,Y>- u6). Mais pour lui attribuer ce manuscrit, il fau-drait pouvoir assurer qu’avant sa mort Taddeo, retourna àFlorence , et nous n’avons rien de positif là-dessus. Aureste, j’ai étudié le manuscrit de Carpentras , et je puisaffirmer qu’il contient un grand nombre de mots qui man-quent au Vocabulaire de la Crusca.
( 1) Poggiali, Memorie, tom. I, p. 8.
(2Ï Poggiali, Memorie, tom. I, p. i 5 etsuiv. - Muratori,antiquit. Uni., tom. III, col. 980, Dissert. 44 -