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Tome second.
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que plusieurs poètes italiens écrivaient enprovençal , la langue italienne n’avait, pas en-core prévalu dans toute l’Italie . Alors, les na-tions n’avaient fixé ni leur langage, ni leurslimites. En Angleterre on écrivait en français ;des empereurs d’Allemagne composaient despoésies en italien et en provençal ; des Proven-çaux écrivaient en italien , en arabe et en ca-talan ; plus tard Charles d’Orléans écrivait enanglais . A plusieurs reprises, et par différentescauses, cette imitation des littératures étran-gères s’est manifestée successivement chez toutesles nations. Au seizième et au dix-septième siècle,les théâtres français furent destinés souvent àjouer des pièces italiennes (i) : des savans anglais

âge « mirabilmentc e con grandissima presiezza imparo lalingua franciosa c per compiacere ai grandi e nobili uominidi guetta regione, compose in rettorïcaun bellissimo e utilis-

simo libro . il guale chiamô Tesoro » ( Villani, Filippo ,

vite, p. 3iJ. Ce passage de Villani explique les grandséloges que Latini fait de la langue française .

(i) Ce sont surtout les Florentins qui, s'étant réfugiés enFrance, après la prise de Florence , introduisirent le goût dela langue italienne parmi les Français . Alamanni et Strozziy contribuèrent beaucoup -, Ie3 artistes qui vinrent à la courde François I er , les gens de lettres et les courtisans qui ac-compagnèrent Catherine et Marie de Médicis , les hommes