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Tome second.
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de la nature que dans ce Credo, que lui arrachala persécution d’un inquisiteur. Sa religion étaitcelle de son siècle et de son parti. Tout pour ledogme, et peu pour la puissance temporelle dupape. Mais doit-on croire que Dante , comme onl’a dit de Bonatti et plus tard de Boccace , aitvoulu se faire moine? Il faut qu’il ait bien souf-fert dans son exil ; il faut que l’hospitalité d’Uguç-cione, des Malespina, des Scaligeri , lui ait semblébien dure pour lui donner l’idée de se réfugierau fond d’un cloître. Placé entre les ignoblesplaisanteries des courtisans de Gan délia Scala etl’ingratitude d’une démocratie qui mettait unecondition flétrissante à son rappel, Dante , quetous les historiens s’accordent à représenter sialtier, si orgueilleux, eut peut-être la pensée de* se retirer du monde. Peut-être lorsqu’il fut ren-contré par frère Hilaire, rôdant autour de soncouvent, plongé dans de profondes méditations,et cherchant la paix, il avait déjà le projet des’attacher à un ordre religieux. Peut-être mêmeles persécutions de l’inquisiteur lui inspirèrentcette pensée. Au reste, ce fait est trop incertainpour qu’on doive en rechercher les causes.

L’influence de Beatrix, de cette Beatrix qu’ilavait aimée dès l’âge de neuf ans, d’un amour