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tant plus intéressantes pour nous, que souventces commentaires sont dus aux hommes les plusillustres de l’Italie . Réveillés par la voix coura-geuse de Boccace , les Florentins le chargèrentd’expliquer publiquement le poème de Dante .Cette explication se faisait dans une église, de-vant un concours prodigieux de peuple, et lapartie du commentaire qui nous reste, prouve quetoutes les classes de la société voulaient en jouir.Après Boccace les hommes les plus illustres luisuccédèrent dans cette chaire qui devint perma-nente, et qui, malgré la haine des prêtres, im-puissante contre une si ancienne gloire, se per-pétua même sous le gouvernement des Médiciset parvint jusqu’à nous. Ce n’est que dans cesdernières années que par l’influence, dit-on, del’Autriche , cette chaire a été supprimée. On atrouvé qu’un cours public de belle poésie, et denobles sentimens,était dangereux pour les gou-vernemens italiens (i).
(i) Sacchetti raconte (Wovella nt) qu’au quatorzièmesiècle l’archevêque de Ravenne n’osa pas punir Antoine deFerrare, qui avait pris les cierges allumés devant un cru-cifix pour les placer devant le tombeau de Dante , et quele tyran de Ravenne récompensa l'auteur de cette actionhardie : il est fort douteux que de notre temps Antoine deFerrare s’en fût tiré si facilement.