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Tome second.
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tel de personnes qui ont écrit sur les diversesbranches des mathématiques , qu’il serait diffi-cile de croire que ce nombre ait jamais été sur-passé dans aucun autre siècle. Outre ce qu’a dé-truit , ou plongé dans l’oubli, l’incurie d’unepostérité à qui des découvertes plus récentesfaisaient négliger des travaux moins parfaits ,sans doute, mais non moins pénibles ni moinsdifficiles , on pourrait retrouver encore les titresde plusieurs centaines d’ouvrages de mathéma-tiques écrits au quatorzième siècle par des Ita-liens. Il est probable que sans l’étude des clas-siques grecs et latins, sans le goût pour l’érudi-tion , qui bientôt s’empara exclusivement detous les esprits , et régna sans partage, la réso-lution des équations du troisième et du qua-trième degré aurait été trouvée plus tôt. Le quin-zième siècle a été une époque d’interruptionpour les sciences mathématiques , et Ferro etFerrari n’ont trouvé à leur début que ce queleur avait légué le siècle de Dante. Il faudraitenfin songer à recueillir ces reliques de la sciencedu moyen âge. A la Chine le despotisme a créédes anthologies de plus de deux cent mille vo-lumes ; pourquoi les nations occidentales ne pu-blieraient-elles pas les archives des progrès de