( 21 7 )
d’un endroit à un autre sans les endommager. Ona cru dans ces derniers temps faire un miracleen mécanique en effectuant ce transport, et ce-pendant dès l’année 1 455, Gaspard Nadi et Aris-tote de Feravante avaient transporté, à une dis-tance considérable, la tour de la Magione de Bo-logne, avec ses fondemens, qui avait presquequatre-vingts pieds de haut, (i)
Ces grands résultats étaient obtenus par desmoyens simples et grossiers, qui pouvaient con-
(:) Le continuateur de la chronique de Pugliola dit quele trajet futde 35 pieds et que durant le transport, auquel lechroniqueur affirme avoir assisté, il arriva un accident gravequi fit pencher de trois pieds la tour pendant qu’elle étaitsuspendue, mais que cet accident fut promptement réparé(. Muratori , scriptores rcr. ital. , tom. XVIII,col. 717-718).Alidosi a rapporté une note où Nadi rend compte de cetransport avec une rare simplicité. D’après cette note, onvoit que les opérations de ce genre n’étaient pas nou-velles. Celle-ci ne coûta que i5o livres (monnaie d’alors), ycompris le cadeau que le Légat fit aux deux mécaniciens.Dans la même année, Aristote redressa le clocher de Cento,qui penchait de plus de cinq pieds ( Alidosi , instruttione ,p. 188. — Muratori , seriptores rer. ital., tom. XXIII,col. 888, — Bossii, chronica, Mrdiol., 1492, in-fol. ad ann.i 455). On ne conçoit pas comment les historiens desbeaux-arts ont pu négliger de tels hommes. Je n’ai trouvéle nom d’Aristote di Feravante, ou Fioravanti, ni dans Va-sari,ni dans Baldinucci, ni dans Milizia. Dans l’ Abecedariopittorioo (Firenze , 1788, in—4) ce nom ne se trouve que