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Tome quatrième.
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ne savons pas pourquoi on veut scinder ainsil’histoire d’un pays. Pour bien apprécier cettecontrée, il faut la regarder comme ayant étéhabitée d’abord par des nations dont nous neconnaissons pas l’origine , et auxquelles sont ve-nus se superposer à différentes époques diverspeuples étrangers. Après les Carthaginois, lesRomains y introduisirent leur langue , mais Sé-nèque et Lucain sont restés Espagnols , bienqu’ils aient écrit en latin. Cette langue fut adop-tée ensuite par lesGoths, tandis que les Arabesgardèrent la leur; mais ces divers conquérans neformèrent toujours qu'une petite portion de lapopulation espagnole : et sous des noms différens,Chrétiens et Musulmans ont été un même peu-ple divisé par des guerres de religion. Le Cidest le frère des Abencerrages : ils portent tousdes noms arabes et ils ont été chantés égalementpar les Mores et par les Chrétiens. La gloire desEspagnols mahométans appartient à l’Espagne ;Almanzor et Pélasge étaient du même pays ; lestables astronomiques d’Alphonse-le-Sage, commeles poésies de Yaladie, princesse de Cordoue ,sont dues à des Espagnols .

La patrie du Cid a eu toutes les gloires,excepté celle de donner un grand mathéma-