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Tome quatrième.
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leurs ancêtres, et qui, en lisant quelques pagesde Galilée , de Torricclli, de Redi, pourraient seconvaincre que ces grands philosophes étaientaussi des écrivains du premier ordre, et que leursouvrages sont des modèles de style, de correc-tion et de goût.

Il est impossible de ne pas s’arrêter un instantà ce spectacle d’une nation qui, après avoirbrillé pendant trois siècles, tombe sous le jougde l’étranger et semble avoir perdu toute éner-gie morale, et qui, cependant, quand l’inspi-ration poétique lui échappe, se relève tout-à-coup, et saisit le sceptre des sciences. Mais lepeuple ne pouvait pas enfanter ces merveil-les, et l’on doit reconnaître ici la puissance del’individu. Dans tout le reste de l’Europe , ilexistait alors un principe d’activité capable d’a-gir sur les masses : en Espagne , une prodigieusepuissance, l’or du Pérou et le dessein d’une do-mination universelle : en France , en Angleterre,en Allemagne , les guerres de religion donnaientune nouvelle énergie au corps et à l’esprit. Peuimporte qu’au seizième siècle, en Angleterre, onfît jurer solennellement à un prince prêt à mon-ter sur le trône que si jamais le roi ^irlus(l’Artus des romans de chevalerie), transformé