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lequel nous reviendrons en exposant les travauxde cet homme célèbre.
Le nombre des auteurs qui écrivirent sur l’as-tronomie alla toujours en augmentant vers lafin du seizième siècle , mais aucun d’eux ne s’élevaau-dessus de la médiocrité, et d’ailleurs la plu-part, encouragés par la crédulité universelle (i),spéculèrent sur la science et se livrèrent à l’astro-logie. Antoine Magini de Padoue (2) mérite ce-
perspective ( Uist. des math. tom. I, p. 706 et suiv.) ; mais sonessai est bien incomplet. Il commence par dire qu’exceptéquelques phrases de Vitruve , il ne reste plus rien sur la per-spective des anciens ; et cependant nous venons de voir queDanti avait traduit et commenté deux ouvrages grecs sur cettematière. Ensuite il donne une liste d’ouvrages modernes surla perspective , liste qui est évidemment tirée de la préfacede Danti à la Perspective de Yignole. Il ajoute seulementque l'ouvrage de Pietro del Borgo , (ou, pour mieux dire, dePiclro delta Francesca dal Borgo a San Sepolcro ) n’existeplus. C’est une erreur : cet ouvrage, que Danti dit être le pre-mier traité de perspective moderne et dont il fait beaucoupd’éloges, existe manuscrit à la Bibliothèque royale de Paris .
Voyez la note III, à la fin du volume.
(1) On sait que Gauricus fut nommé évêque par Paul III , àcause de ses prédictions astrologiques ; et l’on voit par un frag-ment de lettre que Tiraboschi a rapporté , qu’Hercule II ,duc de Ferrare , lui envoya cent ducats, après que sa pré-diction de la mort d’Alphonse I" ( père d’Hercule ) se fut avé-rée ( Tiraboschi , storia delta lett. ital., vol. XI, p. 448-449).
(2) Magini fut pendant très long-temps professeur à Bolo-gne , mais il était né à Padoue , en i55g.