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Après Benedetti, dont nous avons précé-demment exposé les travaux, plusieurs savanscultivèrent les mathématiques à Venise , ruais au-cun ne s’éleva au-dessus de la médiocrité, etleurs noms ne méritent guère d’ètre cités. Nousexcepterons cependant François Barozzi, auteurde divers écrits originaux et des traductionsde quelques ouvrages de Proclus (t) et d’IIé-ron (2). Barozzi s’est occupé de la manière detracer des asymptotes, et il a écrit là-dessus un
( 1 ) Procii conuncnlurii in lib. J elementor. Euclidis per J.linrociiim. Patuv. i 56 o, in-fol. — C’ost la première traduc-tion latine de ce commentaire si intéressant pour l'histoiredes sciences.
(2) lleronis mechanici liber de machinas bellicis ncc nonliber de geodesia a F. Uarocio laiinitate dona/i et illustrati.Vcnet. 157a, in- 4 . — Dans cette traduction on 11e trouve pasla formule qui donne la surface en fonction des côtés :M. Chasles en conclut que le manuscrit dont s’est serviBarozzi était incomplet : mais 11e pourrait-on pas en déduireau contraire que cette formule a été introduite plus tarddans d’autres manuscrits? C’est là un simple doute, etje me propose d’étudier plus tard avec soin ce point im-portant de l’histoire de la géométrie. Quant au manuscritde San Salvadorc de Bologne qu’avait employé Barozzi,il paraît qu’il était fort bon , d’après ce qu’en dit le traduc-teur lui-mème dans la préface, et rien n'annonce qu’il fôt in-complet.