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aux vérités les plus élevées, que peu de lecteursont le courage de pénétrer au fond de sa philoso-phie et d’y chercher le centre de gravité des as-tres, les orbites des comètes et le défaut de sphé-ricité de la terre (a). Cependant il ne faut pasoublier qu’un tel défaut d’ordre et de logi-que , qu’une telle confusion de l’erreur et dela vérité, se retrouvent chez les esprits lesplus éminens de cette époque. Malgré des im-perfections qui lui sont communes avec tantd’autres philosophes , on doit reconnaître enBruno un des hommes les plus remarquablesde son siècle.
Le talent, les aventures et les malheurs deGiordano Bruno semblent s’être reproduits dansMarc-Antoine de Dominis, qui lui survécut à
pluralité des mondes {Kepliri Dissertatio cum Nuncio Si/-dereo, etc. Pragæ, i6io, in-4, p. 2-3), Bruno semble avoirembrassé à priori le système de Copernic par une espèced’intuition, car il n’était rien moins que mathématicien : sesouvrages renferment les erreurs les plus singulières engéométrie. Usez par exemple ce qu’il dit dans la Cenadette Cencri, sur la manière dont un corps lumineux éclaireles autres corps {Bruno, opéré, tom. I, p. i5g).
( 1 ) Voyez la note X à la fin du volume.
IV.
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