( )
trois ans à Rome , dans les prisons de l’inquisi-tion. Enfin il fut relâché, et le pape lui accordamême une pension; mais bientôt, tremblantde nouveau pour sa liberté , il s’échappa, ca-ché dans la voiture de l’ambassadeur de Fran-ce (i). Arrivé en Provence en i63Zj, il fut accueilliavec empressement par Péreisc et par Gassen-di ( 2 ). En i635, il se rendit à Paris : Louis XIII luifit une pension; mais il n’en jouit pas long-temps, car il mourut, en 1639 , dans le couventdes Jacobins de la rue Saint-Honoré (3).
Ce quifrappe le plus en Campanelia, c’est l’iné-branlable fermeté de son caractère. Dans les ca-chots des Espagnols, dès que les plaies qu’avaientlaissées sur son corps les instrumens de supplicese fermaient, il reprenait la plume et poursui-vait ses travaux. Il a composé ainsi plusieurs ou-vrages qu’il faisait passer à ses amis , et qui ontété publiés. Le nombre de ses écrits est prodi-
(1) Cypriani vila Th. Campancllœ , p. 24 - 25 .
(2) Cypriani vita Th. Campancllœ, p. 26.
"V oyez la note XII à la fin du volume.
( 3 ) Campanelia, de libris propriis, p. 14-29. — Cyprianivila Th. Campanellœ, p. 22. — Struvii acta littcraria, fasc.II, p. 45 , 5 o, ete.