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n’y en a pas qui aient plus d’importance pournous que les phénomènes calorifiques. Lasanté des hommes et des animaux, les tra-vaux de l’agriculture, les arts les plus utiles etles plus nécessaires dépendent de la chaleur; etcependant jusqu’au moment où Galilée inventale thermomètre, il n’y avait aucun moyen dedéterminer la température, et tout se bornait àdire : « J’ai chaud ou j’ai froid. » Ce grand phy-sicien ayant remarqué que l’air, comme tous lescorps en général, se raréfie par la chaleur et re-prend son volume primitif en se refroidissant,fonda sur cette observation très simple l’instru-ment destiné à rendre sensibles à la vue les varia-tions de la température. Cet instrument se com-posait ( i ) d’un tube de verre de petit diamètre, ou-vert à l’une de ses extrémités, et terminé à l’autrebout par une boule. Après y avoir introduit unpeu d'eau, on plongeait l’extrémité du tube dansune position verticale. La pression de l’air exté-rieur retenait le liquide dans le tube, et le ther-momètre était construit. En effet, en approchant