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Après la publication du compas de proportion ,Galilée avait continué avec un succès toujourscroissant ses leçons à Padoue , sans cesser pourcela de s’occuper de physique et de mécanique.La chute des graves, l’isochronisme des oscilla-tions du pendule, les centres de gravité des so-lides, la théorie de l’aimant, l’occupèrent tour-à-tour. On a publié deux lettres où ce grand phy-sicien décrit des effets singuliers qu’il avait ob-servés, à cette époque, dans un aimant (1). Cesobservations, qui ont excité l’attention de Leib-nitz (2), mériteraient encore de nos jours d’êtreétudiées et répétées par les savans, car elles sem-blent présenter de graves difficultés ( 3 ). En 1609,les travaux de Galilée prirent tout-à-coup unenouvelle direction : au commencement de cetteannée ( 4 ), la nouvelle se répandit à Venise
(1) Galilei , opéré, tom. III, p. 470-474.
(2) Episiolœ clarorum germanorum ad Magliabcchium ,Florentiæ, 1746, 2 vol. in-8, tom. I, p. 87.
( 3 ) Galilée avait fait des expériences sur un aimant appar-tenant à Sagredo qui avait la propriété singulière d’attirer lefer de loin et de le repousser de j>rès(Galilci, opéré, tom. III,p. 47 r - — Venturi, mémo rie, part. I, p. 91-92).
( 4 ) Sarpi, qui en parle dans une lettre à Groslot,du 6 jan-vier 1609, dit qu’il en avait reçu l’avis depuis un mois, mais