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phénomènes les plus communs des conséquencessingulières et inattendues. Affirmant que le plusbeau de tous les livres était la nature, et qu’enl’observant on était sûr de découvrir la vérité,Galilée ne négligeait rien de ce qui lui tombaitsous les yeux. Un morceau de bois abandonnédans un coin de l’arsenal de Venise, une grappe deraisin que le soleil faisait mûrir dans un champ,une lampe que le vent faisait osciller, un instru-ment à l’aide duquel un jeune homme glissaitle long d’une corde, lui fournissaient égalementmatière à d’utiles et profondes méditations. Ondoit lui savoir gré d’avoir conservé, dans sesécrits, le souvenir de ses premières observations,d’avoir montré par quel hasard il y avait d’abordété conduit; car non-seulement ces excursionsphilosophiques intéressent au plus haut degréet reposent l’esprit par la facilité, l’abandonmême qui semble présider aux plus grandes dé-couvertes, mais on peut y puiser les plus utilesexemples de la méthode des inventeurs et dugrand art d’observer. Il est vrai qu’à part la per-fection du style, les ouvrages de Galilée , lors-qu’on ne les Jit pas avec une attention particu-lière, semblent d’abord ne rien offrir d’extraor-dinaire, tant ils paraissent simples et clairs; mais