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Tome quatrième.
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Torricelli , des Viviani, des Redi, des Magalotti,desRticelIai, des Marchetti, qui apprirent de luià faire marcher de front et avec un égal succèsles sciences et les lettres, et qui appliquèrent sespréceptes à toutes les branches des connaissanceshumaines.

La philosophie scolastique ne put jamais serelever du coup que Galilée lui avait porté; etl’Église, qui malheureusement se fit l’instrumentde la haine des péripatéticiens, partagea leurdéfaite (i). Comment, en effet, oser prétendre à

(i) Nous avons déjà montré que Galilée a été le véritableréformateur de la philosophie. Cependant on ne trouvenulle part l’exposé de ses doctrines philosophiques. Occupésurtout de faire des découvertes, il n’avait guère le tempsd’exposer ses principes ; et d’ailleurs son système consistaità ne jamais séparer le précepte de l’application, car il voulaitsurtout établir la philosophie pratique. Peut-être plus tard,s’il eût été libre, il aurait composé un ouvrage spécial surcette philosophie, à laquelle il disait avoir consacré plusd’années que de mois aux mathématiques. Mais commentaurait-il pu en présence de l'inquisition faire connaître sesprincipes, s’ils étaient tels que l’affirme un voyageur fran-çais qui s’exprime ainsi : « Le 6 novembre 1646 . je fus

me promener avec le S. Viviani qui a été trois ans avecM. Galilei. Il me dit son opinion du soleil qu’il croynitune estoille lixe, la conservation de tou'es choses, la nullitédu mal, la participation à l’âme universelle. » ( Jlonmnys,voyages, I-yon, i6ô5, 3 vol. in-4, part. 1, p. 1 3o).