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PHYSIQUE.
portaris pour mériter de trouver place dans ce court ex-posé historique. Nous nous bornerons à mentionner lesexpériences de Philip sur des lapins en vie, et cellesfaites à Glasgow par le Dr. Ure , sur le corps d’un sup-plicié ; les unes et les autres , et les premières surtoutqui sont les plus nombreuses et les plus curieuses, sem-blent démontrer que l’action des nerfs , soit dans ladigestion , soit dans la production du mouvement, peutêtre remplacée par celle de la décharge continue d’unepile voltaïque.
Si nous n’avions pas déjà dépassé les limites que nousnous étions assignées pour cette partie de l’histoire del’électricité, nous parlerions encore ici des recherchesélectro-chimiques de Berzélius et de ces rapports entrevusd’abord par Davy, que l'habile chimiste suédois est par-venu à établir entre les pouvoirs électriques des corpset leurs propriétés chimiques. Ce point particulier touched’ailleurs presque encore plus à la chimie qu’à la physique,ensorte que nous renonçons avec moins de regrets à letraiter, désireux que nous sommes de ne pas sortir duchamp déjà assez vaste que nous avons à parcourir.
Nous voici donc au bout de cette seconde époquede l’histoire de l’électricité, qui, commencée en 1791,se termine à l’année 1820; et cependant nous n’avonsparlé que de la pile et des phénomènes dont elle a étéla source. C’est que l’histoire de l’électricité pendant cestrente années, n’est autre chose que l’histoire de la pile.N’oublions pas cependant que c’est au commencementde ce siècle qu’ont paru les belles recherches mathéma-tiques de Poisson sur l’électricité; mais, comme elles