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PHYSIQUE.
Cependant, parmi les résultats auxquels ont conduitdéjà ces observations , il en est un trop important ettrop constaté pour que je ne croie pas devoir le signalerici; c’est l’influence qu’exerce sur l’aiguille aimantée l’au-rore boréale. Depuis un très-grand nombre d’annéesM. Arago est parvenu à montrer, d’une manière si évi-dente, l’existence de cette influence, qu’elle ne peut plusmaintenant, malgré encore un très-petit nombre de con-tradicteurs , faire l’objet d’un doute. Au fond des cavesde l’Observatoire, le savant astronome que nous venonsde nommer peut, à la simple inspection des mouvemensirréguliers que manifeste tout d’un coup l’aiguille aiman-tée, annoncer l’apparition d’une aurore boréale, lors mêmequ’elle n’est pas visible à Paris ; et jusqu’à présent l’as-sertion de l’observateur n’a jamais été démentie. Quandon songe aux rapports de ressemblance qui régnent entrel’aurore boréale et une série non interrompue de dé-charges électriques s’opérant dans un air très-raréfié oudans le vide , on est amené , par le rapprochement nou-veau qui résulte des observations de M. Arago, à regarderce phénomène comme dû réellement à un courant élec-trique, et par conséquent à admettre l’existence de cou-rans électriques naturels.
Enfin l’hypothèse de courans électriques circulant au-tour de notre globe ne pourrait-elle pas, en étant éten-due aux autres globes célestes, jeter quelque lumière surLa cause des grands phénomènes astronomiques ? Quandon voit l’attraction mutuelle des courans les uns sur lesautres pouvoir donner naissance à des mouvemens con-tinus de rotation, ne pourrait-on pas y voir aussi , lors-