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PHYSIQUE.
i° Action des couvrais électriques sur les corps susceptibles d'ai-mantation.
La découverte de l’action qu’un courant électriquç peutexercer sur le fer non aimanté, est due à M. Arago, ainsique nous l’avons déjà remarqué. Ce même physicien fitvoir, peu de temps après, qu’on pouvait aussi aimanter uneaiguille d'acier au moyen du courant. L’aimantation étaitencore plus prononcée lorsqu’au lieu de mettre l’aiguillesimplement sur un conducteur rectiligne , on la plaçaitdans l’intérieur d’un tube de verre entouré d’un fil mé-tallique tourné en hélice, au travers duquel on faisaitpasser un courant voltaïque ou une suite de déchargesd’une machine électrique ordinaire. Le sens suivant lequell’électricité cheminait dans le fil de l’hélice, déterminaitla position des pôles nord et sud de l’aiguille. Les ré-sultats obtenus par ce dernier moyen qu’avait suggéréM. Ampère , étaient tout-à-fait d’accord avec les idéesque ce savant s’était formées sur le mode de constitu-tion des aimans ; il semblait que les courans extérieursdont on enveloppait l’aiguille d’acier, en déterminaientde parfaitement semblables sur la surface de cette ai-guille.
Davy était parvenu , à peu près à la même époque, àaimanter des aigudles d’acier uniquement en les frottanttransversalement sur un fi! métallique qui transmettaitle courant électrique. Mais le physicien auquel on doitl'analyse la plus complète de ce genre d’action, ostM. Sa-