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ESQUISSE HISTORIQUE DE L’ÉLECTRICITÉ,plétement empêcher toute aimantation , ou ne la pointmodifier, ou enfin la rendre plus forte ; on obtient cedernier résultat avec des enveloppes plus minces que cellesqui donnent naissance aux deux premiers ; il y a cepen-dant dans le degré de ténuité qui donne le maximumd’intensité, une limite qu’on ne saurait dépasser sansque l’aimantation perde de sa force. Ainsi une aiguillesans enveloppe prend un certain degré d’aimantation ;on l’entoure d’une feuille métallique, on obtient une ai-mantation plus forte ; on arrive à une certaine épaisseurde l’enveloppe, qui donne le maximum; on augmentecette épaisseur et on retrouve une aimantation égale àcelle que l’aiguille recevait sans enveloppe ; on augmenteencore l’épaisseur et on parvient à un point où il n’y aplus d’aimantation du tout. Les essais qu’a faits M. Savaryavec difFérens métaux , et notamment avec le cuivre,l’étain, l’or, l’argent et le mercure, lui ont montré quetous exerçaient sur l’aimantation qui est opérée par unedécharge électrique , l’influence dont nous venons de par-ler , mais que tous ne l’exerçaient pas avec le même de-gré d’énergie.
Les substances isolantes , telles que le verre , neparaissent point posséder ce genre de propriété ; uneenveloppe de cette nature ne change en rien l’actionqu’exercerait sur une aiguille complètement décou-verte , une décharge électrique. Mais une circonstancequi modifie singulièrement l’influence des enveloppesmétalliques, c’est l’intensité de cette décharge ; suivantqu’elle est plus ou moins forte, il faut donner à la mêmeenveloppe , pour produire les mêmes effets, des degrés