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ESQUISSE HISTORIQUE DE L’ÉLECTRICITÉ.
duquel était fixée, par ses deux bouts, une lame de cui-vre recourbée en forme de rectangle ou de demi-cercleau-dessus de ce barreau. En exposant à une températuredifférente chacun des deux points de contact, M< S. par-vint à déterminer dans le circuit un courant électrique,dont l’intensité était d’autant plus prononcée que l’iné-galité de température était plus forte. La présence de cecourant était accusée par la déviation qu’éprouvait uneaiguille aimantée placée, soit entre les deux métaux aumilieu de l’arc qu’ils formaient, soit en dehors de cet arcau-dessus ou au dessous de chacune des parties dont ilétait composé. Le sens delà déviation, et par conséquentcelui du courant dépendaient, pour une même position del’aiguille par rapport au circuit métallique, et de la situa-tion de celui des points de contact dont la températureétait la plus élevée, et de la nature relative des deux mé-taux dont le circuit était formé. Il était ainsi facile desavoir, dans chaque combinaison , quel était celui desmétaux qui était positif, et par conséquent celui qui étaitnégatif. Les résultats obtenus à Cet égard démontrèrentbientôt que l’état électrique dans lequel ces métaux seconstituaient les uns relativement aux autres, par l’effetd’une différence de température , n’avait aucun rapportavec celui qu’ils affectent par l’effet de leur simple con-tact ; l’ordre suivant lequel ils se succédoient, était tout dif-férent dans le premier cas de ce qu’il était dans le second.
La seconde série des recherches de M. S. eut pourobjet la production des courans électriques qui résultent,dans de grosses masses métalliques homogènes de formesdiverses, de l’application de la chaleur en certains pointsSciences et Arts. Mai i833. F