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ESQUISSE HISTORIQUE DE l’ÉLECTRICITÉ.de la physique, en déterminant les vrais principes surlesquels doit reposer la théorie des elïets qu’elle embrasse,et en mettant sur la voie de la véritable explication qu’onpeut en donner. Il en a, du reste , lui-même indiquél’insuffisance dans plusieurs cas qu’il a signalés le pre-mier, tels que ceux relatifs à certaines combinaisons mé-talliques qui, après avoir produit des courans d’autantplus forts qu’on les expose à une température plus éle-vée , cessent tout d’un coup d’en donner à une cer-taine température et en développent dans un sens con-traire, quand on les chauffe au-delà.
Je ne puis terminer l’exposition de ce qui tient à l’in-fluence de la chaleur sur la production de l’électricité,sans dire un mot de la portion des recherches de M. Bec-querel, qui est relative à l’effet de la température surl’état électrique de la tourmaline et des corps mauvaisconducteurs de l’électricité et du calorique (i). Un exa-men détaillé de ce qui se passe dans les tourmalines,quand on les expose à une température différente decelle de l’atmosphère, a montré à M. B. que ce n’est pas,ainsi qu’on l’avait cru , la température absolue à la-quelle on élève celte substance cristalline, qui déter-mine deux pôles électriques à ses deux extrémités,mais bien le réchauffement ou le refroidissement qu’elleéprouve. Il a suivi et décrit avec beaucoup de soin toutesles phases remarquables sous le rapport électrique, parlesquelles elle passe pendant la durée de ce réchauffement
(i) Annales de Chimie et de Physique , T. XXXVII, pp. 5 et355.