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ESQUISSE HISTORIQUE DE L’ÉLECTR.ICÏTÉ.
ducteur. Il paraît que, si l’un et l’autre sont bons con-ducteurs, il est impossible de les séparer assez vite pourempêcher les deux principes électriques que la compres-sion a accumulés sur chacun d’eux, de se réunir avantleur séparation. Le liège, le caoutchouc, l’écorce d’o-range , les cheveux, les poils des animaux, et en général,tous les corps élastiques, pressés, soit les uns contre lesautres , soit contre des métaux et des substances minéralesquelconques, acquièrent une électricité plus ou moins forte,tantôt positive, tantôt négative. Les liquides visqueux, telsque de l’huile de térébenthine épaissie au feu, produisentle même effet. L’intensité de l’électricité acquise par cha-que corps, est proportionnelle à la pression, toutes les foisque celle-ci n’est pas suffisante pour désorganiser les corps.Mais si les deux corps sont sous l’action d’une certainepression, et qu’on vienne à diminuer celle-ci sans que lecontact change, l’effet de la pression perdue Subsiste pen-dant un certain temps, qui est d’autant plus long que lescorps pressés sont moins bons conducteurs de l’électricité.La vitesse de séparation et la force de la compressionne sont pas les seules circonstances qui puissent modifierles résultats électriques de la pression; l’état hygromé-trique des corps, la nature de leur surface et surtout leurtempérature exercent aussi une influence à cet égard. Pourn’en donner qu’un exemple, nous rappellerons que M. B.réussit à déterminer un état électrique différent dansdeux morceaux de liège pressés l’un contre l’autre, uni-quement en ayant soin d’élever préalablement la tem-pérature de l’un d’eux.
Il paraîtrait, comme le remarque M. B., que toute