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ESQUISSE HISTORIQUE DE L’ÉLECTRICITÉ,des prennent toujours l’électricité contraire à celle qu’af-fecte le métal. Ces résultats parurent d’accord avec ceuxdu même genre qu’avaient jadis observés Volta et Davysur des substances solides , et favorables à la théorie danslaquelle on envisage tous les corps comme ayant un étatélectrique qui leur est propre et qui devient sensiblequand ils sont en contact ; les uns, tels que l’oxigèneet les acides , étant éminemment électro-négatifs ; les au-tres , tels que l’hydrogène et les alcalis, électro-positifs.Mais les anomalies nombreuses que présentent, dans cettemanière de voir, les résultats observés par M. Becquerel,surtout ceux qu’il obtient en opposant l’une à l’autre lesactions électro-motrices de deux métaux sur un même li-quide , font déjà présumer que l’action chimique a unepart, si même elle n’en est pas entièrement la cause , dansla production des effets électriques de tension dont il s’agit.
Quant au développement d’électricité que M. Becquerelreconnut immédiatement être l’effet de l’action chimi-que, il réussit à le produire de plusieurs manières (i). Ilavait déjà fait voir qu’un acide et un alcali communi-quant , au moyen de fils de platine, avec les extrémitésdu galvanomètre , donnent un courant électrique au mo-ment de leur combinaison ; il montre que de l’or et duplatine très-purs n’en développent un qu’autant qu’ils plon-gent dans un liquide capable d’attaquer l’un d’eux , quela chaleur qui résulte des actions chimiques, n’est pourrien dans la production des effets électriques qui les ac-compagnent, et qu’il faut, dans la théorie de la pile de
(0 Ann. de Ch. et de Phjs. T. XXVI, p. 176 ; et T. XXVIII,p. 19.