DES PROGRÈS PE LA PHYSIQUE. 43ils voltigent d’abord dans l’immensité de l’es-pace , se rassemblent ensuite , et forment untourbillon animé d’un> mouvement circulairesuivant toutes sortes de directions. Ce mouve-ment donne à certains corpuscules une ten-dance vers le centre où ils vont se réunir pourformer la terre ; d’autres abandonnent le tour-billon, s’agitent dans le vide extérieur, se ren-contrent, s’unissent ; et il résulte de cette unionla formation des corps célestes (i).
Diogène Laerce fait honneur à Leuciped’avoir mis la terre en mouvement autourde son axe ( 2 ); mais il lui impute de re-garder le soleil comme le plus éloigné de tousles astres (5) ; et Plutarque l’accuse d’avoirdonné à la terre la forme ridicule d’un tam-bour (4). Ce seroit ici le lieu d’apprécier ledegré de confiance que méritent ces sortes detémoignages : je renvoie pour cet objet à ladixième note du premier livre.