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Tome premier.
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7'2 HISTOIRE PHILOSOPHIQUE

augmenter notre puissance, à soulager notrefoiblesse, à multiplier nos jouissances. En vainun funeste préjugé de l’orgueil fait regardercette espèce d’abaissement du génie vers lesarts, comme indigne du philosophe. Il existeentre la philosophie et les arts, une dépendanceréciproque. La théorie éclaire les arts, et leurdonne une marche progressive vers leur termede perfection; mais les arts, à leur tour, serventà confirmer la vérité des théories, qui doit tou-jours se mesurer par leur degré d’utilité.

S III.

Philon de Bysance, Possidonius et Cléomèdeparurent, après Héron, dans la carrière dessciences. Le premier écrivit un Traité de méca-nique, qui ne nous est point parvenu; maisPappus assure que l’objet de cet ouvrage étoità peu près le même que celui de Héron.

Possidonius est connu par sa mesure de laterre, par une sphère représentant avec exac-titude les mouvemens des corps célestes, dontCicéron lui attribue l’invention (i), par une

Çi) Cicero , deNafur. Deor., lib, a.