DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. loitoises : ce qui ne peut être attribué qu’à unefausse évaluation du mille arabe, ou au défautde précision des moyens employés pour exécu-ter cette mesure.
S III.
L’exemple d’Almamon ne fut point stérile.
Les savans redoublèrent de zèle et d’activitépour l’avancement des sciences. Il me seroitfacile d’étaler ici une longue énumération denoms d’auteurs et de titres d’ouvrages ; mais cepompeux étalage me paroit entièrement étran-ger à Fhistoire d’une science qui n’a véritable-ment d’autre objet que le développement deses progrès.
Albatenius (i) s’illustra vers la fin du neu- Albateniusvième siècle, par la justesse de ses vues, et pardes découvertes qui lui méritèrent d’être sur-nommé le Ptoléniée des Arabes.
Il apprécia avec beaucoup de précision,l’excentricité de l’orbite solaire. Il jugea lemouvement des étoiles plus rapide que ne l’avoitcru Ptoléniée. Celui-ci leur faisoit parcourir
( 1 ) Albatenius, né 88o ans ou environ après J. C., etmort l’an ga8.