DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 11 icrut devoir les attribuer au vice de la cons-truction de l’univers. C’est sans doute ce quilui arracha, dans un moment d’humeur, cetteimpie plaisanterie : Si Dieu m’eût appelé a sonconseil , lorsqu’il créa le mondeje lui auroisdonné de bons avis.
§ IL
r
Vers le commencement du treizième siècle ,l’Allemagne donna naissance à un homme quiacquit une grande célébrité. Son nom étoitAlbert-Grot, qui, dans notre langue, signifieAlbert-le-Grand (i). Doué d’un esprit vaste etd’une grande activité, il embrassa toutes lesbranches de la science de la Nature; mais iln’en est aucune qui lui doive quelque degré deperfection. Presque toujours on le voit se traî-ner servilement sur les pas d’Aristote , com-menter ses erreurs, et imprimer à ses Com-mentaires cette obscurité dégoûtante qui ac-compagne toujours la diffusion.
Albert-îe-
Grand*