DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. Ii5d’une forme scolastique, qui en imposoit auvulgaire; tout le mérite consistait à l’employeravec adresse; et dans ces luttes philosophiques,destinées à exercer l’esprit de la jeunesse, c’é-toit toujours celui qui déraisonnoit avec plusd’ordre et de méthode, qui l’emportait sur sesrivaux.
Ce désordre dans l’enseignement et dans l’é-tude de la Physique, frappa Roger Bacon . Uneespèce d'indignation s’empara de son ame, etlui arracha des plaintes amères qui préparèrentses malheurs. Les Physiciens de son ordre (i),habiles sophistes de son temps, se vengèrentdes attaques dirigées contre leur doctrine, enle dénonçant comme magicien, dans un cha-pitre général. Il fut condamné aux fers, et iltouchoit presque au terme de sa carrière, lors-que, à la sollicitation de quelques personnespuissantes, il recouvra sa liberté.
Roger Bacon connoissoit l’art de produire,par des moyens naturels, des effets qui, dansun siècle d’ignorance, pouvoient paroitre mer-
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