DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. l53Uranibourg. C’est du moins ainsi que Tyehos’exprime dans diverses lettres écrites à Roth-man , et dont la publication indigna RaimardUrsus, au point d’arracher à sa plume un écritplein de fiel et d’amertume.
§ IV.
Tyeho eut pour la disposition planétaire desanciens, des ménagemens qu’il ne fît pointpartager à leur opinion sur la situation et lanature des comètes. Il observa avec soin cellequi parut en i£>77 ; et ses observations, long-temps continuées, le conduisirent à prouverque les comètes ne prennent point naissancedans l’atmosphère; qu’elles sont situées bienloin au-delà de la lune ; qu’elles se meuventautour du soleil, dans les régions de l’éther,auquel il enleva l’inaltérabilité qu’il avoit reçued’Aristote .
On ne peut disputer à Tyeho les qualités d’unexcellent observateur. Sous ce rapport, ill’emportoit sur Copernic ; il étoit au-dessus deson siècle. Mais, il faut l’avouer, le défautd’esprit philosophique lui fît faire des faux pas,toutes les fois qu’il voulut s’élever à la connois-