DES PROGRÈS DE EA PHYSIQUE. 301besoins ordinaires de la vie, des applicationsutiles de cette propriété.
Ces diverses opinions ont trouvé dans lasuite des temps, des apologistes et des contra-dicteurs. Chacune a été attaquée et défendue ,et l’on a vu, au commencement du dix-septièmesiècle, Descartes embrassant sur cet objet ladoctrine d’Àristote, et Gassendi celle d’Epicure .Newton, dans ses Questions d’Optique, meparoit avoir décidé la question. « Si les molé-» cules élémentaires, dit ce philosophe, pou-« voient être divisées , ou même altérées d’une« manière quelconque , cette altération en pro-» duiroit nécessairement une dans les produits» de leurs combinaisons ; et conséquemment» la nature des corps changeroit avec celle des« élémens qui les composent. » '
Il me semble qu’il est facile de se convaincrepar les réflexions suivantes, de l’indivisibilitédes molécules élémentaires. Supposons que lamasse de chacune de ces molécules est infini-ment petite : sans doute que l’infiniment petitn’existe point dans la nature. Aussi le résultatque j’obtiendrai dans la supposition que j’aifaite, ne doit-il être regardé que comme une