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Tome premier.
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DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 247terre à s’approcher et à s’unir, pour former unseul et même tout. Ce que je dis de la terredoit s’appliquer aù soleil, à la lune, et en géné-ral à tous les astres. C’est de l’égalité des forcesavec lesquelles toutes ces parties tendent àcomposer un même tout, que naît la formesphérique qui les distingue.

Deuxieme Objection.

On voit constamment une moitié du ciel surl’horizon, et de deux étoiles diamétralementopposées, l’une paroît toujours se coucher,lorsque l’autre se lève. Enfin, les étoiles pa-roissent toujours de la même grandeur. Cesapparencesauroient-elles lieu, si la terre n’étoiten repos au centre de l’univers?

Aristarque avoit déjà répondu depuis long-temps que le diamètre de l’orbite de la terren’étoit qu’une quantité insensible par rapport àla distance des étoiles ; et Copernic avoit faitde cette assertion un des points fondamentauxde sa doctrine, avant même qu’on lui fit cetteobjection : car l’axe de la terre paroissant tou-jours répondre à un même point du ciel, il luifalloit nécessairement supposer les étoiles si