souffre une réfraction : il se réfléchit deux foiscontre sa surface, et il sort enfin en souffrantune seconde réfraction, qui le renvoie à unpoint de l’axe tiré du soleil par l’œil du spec-tateur.
Mais pourquoi les rayons inclinés à cet axe ,l’un de quarante-un degrés, l’autre de cinquante-quatre, ont-ils le privilège exclusif d’exciterla sensation de la lumière , quoiqu’un grandnombre d’autres pénètrent l’organe de la vi-sion ? Il ne suffit point, dit Descartes , qu’unrayon lumineux parvienne à l’œil pour y exciterune sensation, il faut encore qu’il ait une den-sité proportionnée à la sensibilité de notre or-gane ; or, de tous les faisceaux de rayons quitombent parallèlement sur une goutte de pluie,Descartes trouve , par le calcul, qu’il n’y en aqu’un , celui qui est éloigné du rayon central,entre les quatre-vingt-cinq et quatre-vingt-sixcentièmes du rayon du globule , qui, après laréfraction et la réflexion qu’il éprouve, soitencore composé de rayons parallèles. Ce fais-ceau de lumière est donc le seul capable d’ex-citer quelque sensation dans l’œil du specta-teur terrestre ; or celui-ci forme avec l’axetiré du soleil au point diamétralement opposé ,