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Tome second.
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DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. ^dans le même temps : il s’aperçut encore que,toutes choses égales d’ailleurs, les vibrationsétoient d’autant plus lentes que le pendule étoitplus long. Il soupçonna que les temps des vi-brations étoient, comme les racines carréesdes longueurs des pendules ; et les lois du mou-vement accéléré, dont il avoit démontré l’exis-tence , ne tardèrent pas à justifier ses soupçons.Voilà donc Galilée en possession d’un instru-ment propre à mesurer la durée, instrumentqui donne des intervalles toujours sensiblementégaux, et des intervalles qu’on peut augmenterou diminuer à volonté, en augmentant ou endiminuant la longueur du pendule. C’est ainsique des observations , stériles pour un grandnombre de spectateurs, acquièrent entre lesmains de l’homme de génie qui sait les saisir,cette espèce de fécondité qui enfante les dé-couvertes.

Galilée méditant profondément sur les phé-nomènes de la nature ; Galilée sans cesse oc-cupé d’imiter la nature dans la production desphénomènes : tel est le double spectacle quece grand homme offre continuellement à nosregards pendant la longue durée de son exis-tence. Je ne sais lequel des deux est plus propre