58 HISTOIRE PHILOSOPHIQUE
ment, qu’il éprouve une altération , un afïbi-blissement dans ses organes, et particulière-ment dans celui de la vision. Les humeurs sedessèchent, le cristallin s’aplatit et les musclesqui l’environnent perdent insensiblement leurressort. Dans cet état de décrépitude, il n’estplus en notre pouvoir de faire varier ni la formedu cristallin, ni sa distance à la rétine. Nousvoyons encore distinctement les objets assezéloignés pour nous renvoyer des rayons sen-siblement parallèles ; mais ceux qui sont situésau voisinage de l’oeil lancent des rayons qui,arrivant trop divergens , ne nous font voir lesobjets qu’à travers une espèce de nuage quidérobe les principaux traits auxquels nouspourrions les reconnoître. Heureusement l’artvient ici au secours de la nature. Il s’agit defaire disparoître l’excessive divergence desrayons; et les lunettes, garnies de verres plusou moins convexes , suivant les circonstances ,servent toujours utilement à cet usage. Si lecristallin est convexe au point qu’on ne puissevoir à œil nu que les objets d’où partent desrayons sensiblement divergens, il faut, pourvoir distinctement les objets éloignés , em-prunter le secours des verres concaves , qui