^ DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. mrayons divergens vers la lentille ; et celui qui,prolongé, passeroit par le centre, traverse leverre sans changer de direction. On l’appellel'axe de lalentille. Tous les autres abandonnent,en entrant dans le verre, la direction rectiligne,pour s’approcher de la perpendiculaire. Us s’enéloignent en sortant; et ces diverses déviationstendent à faire réunir ces rayons dans un petitespace qu’on nomme foyer. Un œil placé à cepoint, verroit l’objet sous un angle beaucoupplus grand que si la lentille étoit absente. Kir-ker combine ingénieusement cette propi’iélédes lentilles avec les propriétés des miroirs,pour construire une machine trop généralementconnue sous le nom de lanterne magique , pourque j’en donne ici une plus ample description. 1
$ IX.
L’existence des miroirs brûlans d’Archimède ,proclamée par les historiens de l’antiquité, futvivement attaquée par Descai'tes. Il nioit leurpossibilité, et Kirker la rétablit d’une manièreincontestable, en combinant, comme avoit faitautrefois Anthemius , les effets qui doivent ré-sulter de l’assemblage de plusieurs petits miroirs