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Tome second.
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DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 127

Ces diverses opinions ne pouvoient manquerde fixer l’attention des Académiciens de Flo-rence. Mais, effrayés par le danger des hypo-thèses, ils les contemplent avec une froide in-différence, et dirigent toute leur activité vei’sl’étude des phénomènes. On savoit que la cha-leur dilate, et que le froid condense les fluides ;mais on ignoroit si tous les solides partagentcette propriété. Les Académiciens de Florence mettent à l’épreuve de l’expérience un grandnombre de corps, tels que le verre, l’étain, lecuivre, etc. Aucun ne se refuse à la loi de ladilatation par la chaleur, qui acquiert ainsientre les mains des Physiciens qui nous oc-cupent, la généralité qui lui convient.

Ils exposent un miroir concave à une massede cinq cents livres de glace. La liqueur d’unthermomètre situé à son foyer , ne tarde pas àdescendre. Ils couvrent le miroir : la liqueurcommence aussitôt à monter; et cette ascensionprouve que le froid direct n’a aucune influencesur la production du premier phénomène.

Ici, je ne puis m’empêcher de louer la sageréserve des Physiciens de Florence , qui enri-chissent la science de nouveaux faits, sans se