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Tome second.
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DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. î3tles unes sur les autres. De même, dit Gas-sendi ^ les mouvemens de vibration excités dansles corps sonores, produisent dans l’air de sem-blables vagues qui, s’étendant à de grandesdistances, dans des cercles concentriques, par-viennent à l’organe de l’ouïe.

Ces mouvemens de l’air et de l’eau ont sansdoute quelques traits de ressemblance. Mais ilsprésentent,sous divers rapports, une différence,peut-être même une espèce d’opposition, qui nepermet pas de les confondre , et qui n’échappapoint à la sagacité des Académiciens de Flo-rence . Les ondes aériennes, disent ces philo-sophes, ont toujours la même vitesse, quelleque soit la grandeur ou la force du corps cen-tral qui les fait naître; la vitesse des ondes del’eau varie suivant la largeur de la pierre qu'onlance, et la force qu’on lui imprime. Les on-dulations de l’air consistent dans une dilatationet une condensation réciproques de ses diffé-rentes parties; mais les parties condensées sedilatent par la force de leur ressort. Les ondu-lations de l’eau consistent dans un flux et refluxsuccessif et réciproque des parties de l’eau ;mais les parties élevées dans le flux descendentpar leur pesanteur. Enfin, les ondes aériennes