DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 133le l’oula avec tout le plomb dont il étoit chargé.Dans cet état, son poids dans l’air fut de 31209grains : d’où on conclut que la niasse d’air, noncomprimée, qui occupoit dans le globe l’espacediminué par la percussion, pesoit 7 grains.^
Pesé dans l’eau, le même composé donna12518 grains qui, soustraits de 31209 (poidsdu globe rompu dans l’air), donnent le restede 18191 grains, poids du volume d’eau égalau volume du même composé après la contu-sion. A présent, si l’on soustrait ce poids de18691 grains, de l’autre poids de 26544 grains,on a pour reste 7853, qui est le poids d’un vo-lume d’eau égal au volume d’air, qui pèse septgrains ; et conséquemment la pesanteur spéci-fique de l’air est à celle de l’eau, comme 7 k7853, ou comme 1 à 1122.
Ce résultat, sans doute moins défectueux queles résultats précédèns, est néanmoins encorebien éloigné du véritable. Que pouvoit-on at-tendre d’une méthode compliquée, laborieuseet incertaine? C’est presque toujours avec len-teur, et pour ainsi dire par degrés, que nousverrons l’esprit humain avancer, en simplifiant*en perfectionnant les méthodes..