DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 255
NOTE XV.
Descartes fut traité avec mépris par safamille ; son frère parloit de lui avec uneespèce de dédain, parce qu’étant né gen-tilhomme , il s’étoit abaissé jusqu’à se fairephilosophe. Parmi ses compatriotes , les unsle traitaient avec indifférence , les autres at-taquoient ses opinions. Il alla en Hollande oùil éprouva toutes les noirceurs de la calomnie ,tous les tourmens de la haine et de l’envie.Persécuté en Hollande, et méconnu en France ,Descartes accepta une retraite honorable que lafille de Gustave Adolphe lui offrit et où ilpassa le reste de sa vie.
La France réclama ses cendres 16 ans aprèssa mort j elles furent rapportées de Stockolmà Paris , et lorsqu’un orateur se préparait àlouer ce grand homme devant une nombreuseassemblée de savans, tout-à-coup il vint unordre qui défendit de prononcer cet élogefunèbre.
NOTE XVI.
La loi établie par Torricelli , relativementà la vitesse des écoulemens, n’est exacte que