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Tome second.
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t rms PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. sSj

Boyle mit dans un récipient dont il pompal’air, un serpent qui se portoit bien; il parutmort après vingt-quatre heures. On plaça lerécipient près du feu, l’animal donna des signesde vie; un jour s’écoula qu’il n’étoit point encoreexpiré. Une huître vécut dans le vide plus devingt-quatre heures.

Les académiciens de Florence mirent dansle vide quelques petits poissons très-vifs, avecune quantité d’eau suffisante ; ils parurent aus-sitôt s’enfler considérablement et comme demi-morts , le ventre tourné en haut ; ils faisoientsouvent d’inutiles efforts pour se retourner.On fît entrer l’air, ils se précipitèrent au fondde l’eau et bientôt ils moururent. On en ouvritun , afin de le comparer avec un autre qu’onavoit disséqué tout vivant et qui n’avoit pointété dans le vide ; et l’on trouva que la vessied’air étoit entièrement désenflée dans le pre-mier , tandis que celle du second étoit rondeet enflée ^ comme on l’observe ordinairementdans les poissons.

Un gros barbeau, situé dans le vide , offritle même spectacle aux mêmes Physiciens. Cepoisson nageoit dans l’eau, couché sur le dos ,dilatant ses ouïes , étendant ses nageoires,T orne II. 17