DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 265durée , et le soleil n’y paroîtroit, pour ainsi
dire , que comme un point lumineux (i).r
NOTE XXXV.
Lorsqu’on tourne un télescope vers le ciel,il se peint au foyer de l’objectif une image del’objet , proportionnée à l’angle sous lequel ilparoîtroit à l’œil nu ; et cette image est vuetrès-distinctement , parce qu’elle se trouve aufoyer de l’oculaire. Huyghens fit cette remar-que , et en sentit l’utilité. Il imagina de 'placerau foyer commun de l’objectif et de l’oculaireun anneau circulaire ; et, par une ouvertureménagée exprès au tuyau du télescope, il iu-troduisitune petite lame de métal, assez longuepour traverser l’anneau , et inégale daus salargeur. Au moyen de son horloge à penduleil savoit combien de secondes une étoile em-ploieroit pour parcourir le diamètre de cet an-neau ; et comme à chaque seconde de tempsrépond un espace de i5 secondes du cerclede l’équateur , il en concluoit combien de mi-nutes et de secondes répondoient dans le ciel