Quart, de S. Èustache. Vil.ses filles , ayanc été mariée en 161 4.à Thomas-François de Savoye, Prin-ce deCarignan, elle lui porta l’Hô-tel de Soisions pour une partie de fadot, & cet Hôtel , & le nom de Sois-fons, passerent à Eugène-Maurice deSavoye , l’un de leurs enfans, qui fitla Branche de Savoye-SoiíTons, &c futpere du Prince Eugene , un des plusgrands & des plus heureux Capitainesde ces deux derniers siécles.
Par ce que je viens de dire, on voltqu’après le Louvre, il n’y a point enFrance de Maison plus noble, ni plusillustrée que cet Hôtel , puisque de-puis prcs de cinq cens ans , il a servide demeure aux plus grands Princes dumonde. Quoique cette Maison aitchangé plus de vingt fois de rnaîtres ,elle n’a cependant changé que cinqfois de nom. D’abord on la nommaY Hôtel de Ncjle , puis Y Hôtel de Bohê-me , ensuite le Couvent des Filles Péni-
tentes , Y Hôtel
de lu Reine , & enfinY Hôtel de Soijsons.
Dès que les Filles Pénitentes eurentquitté cette Maison, la Reine Cathe-rine de Médicis fit jetter par terre tousles bàtimens qui y étoient, en fortequ’il ne resta pas le moindre vestige ni
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