156 Dïscmp. de Paris,de ces Chants a faire , qui furent pourcette cause appelles Royaux. Quelques-uns prétendent que c’est de ces ChantsRoyaux perfectionés , mêlés d’épiso-des, & accompagnés des personagesqui animoient ces pièces par la repré-sentation & par la déclamation , quenos Drames ont pris leur origine.Comme c’étoient des vagabonds quialloient de côté & d’autre représenterleurs Jeux , Defpreaux leur a donnéTépithete de Pèlerins :
Chez nos dévots ay eux le Théâtre abhoré ,Fut longtems dans la France un plaisirignoré,
De Pèlerins , dit-on , une troupe grossiere ,En public a Paris y monta la premier e ,Et sottement felée en sa simplicité ,
Jo 'tia les Saints , la Vierge , & Dieu par
piété ;
Le fçavoir a la fin dissipant l’ignorance ,Fit voir de ce proj et la dévot e imprudence ,On chajfa ces Do sieurs qui prêchoientfans rnijfian.
Ils firent leur premier estai en pu-blic au Bourg de S. Maur des Postes,à deux lieues de Paris, où ils repré-íenterent la Bastion de Nôtre Sei-gneur j mais ce spectacle ayant fait