Ï)ES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 5Reconnu un fluide élastique qui s’échappe dessubstances animales et végétales dans l’élat deputréfaction ; et Haies avoit prouvé presqu’enmême temps que Boerhaave (i), quoique pardes procédés différens, que tous les corps con-tiennent de l’air dépouillé de sa forme élastique,qu’il est facile de lui rendre à l’aide de la fer-mentation ou par l’action de la chaleur. Haiesalla plus loin. Il retira des végétaux un gaz quis’enflammoit à l’approche d’une bougie allumée;et le célèbre Black, d’Edimbourg (2), reconnutdans les alcalis et dans les substances calcairesla présence d’un air nuisible à la respiration età la combustion, auquel il donna le nom d’airfixe. Ces savans ne poussèrent pas plus loinleurs recherches. Ils crurent avec tous les phy-siciens de leur temps, que ces fluides élastiquesn’étoient autre chose que de l’air commun altérépar les émanations des corps qui l’avoient fourni,ou par la présence d’une plus ou moins grandequantité de phlogistique; et aucun n’eut l’idéede les examiner séparément. Cavendish s’occupa
sauvage, à une sorte de vapeur dont il avoit reconnu l’éma-nation dans différentes circonstances.
(1) Voyez, la première note du quatrième livre.
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